Mon sourire à l'envers

Mon sourire à l'envers
J'ai la peau trop pâle, ces cratères minés, sous mes yeux ravalent les mots envolési j'sais bien faire la belle aux émois dormant sous les fards pastels Je mens mes visages toujours même en songe pose un vernis sage
j'voudrais pas qu'ça vous dérange

Puisque ça fâche leur idéal que faire l'affiche de son moral Puisque c'est parer l'imposture que s'habiller de sa nature Si ça vous plait de façonner de fausses faucettes amusées Ca m'use moi tous ces faux airs Ces fades figures faussaires Et si quelque fois je m'attriste Si la colère en moi persiste Puisqu'il faut faire plus optimiste
Alors je choisis, je préfère Poser mon sourire à l'envers


# Posté le samedi 12 septembre 2009 14:29

Lolita

Lolita
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita
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# Posté le vendredi 26 juin 2009 08:25

On m'a dit qu'il fallait attendre que la peine devienne dérisoire

On m'a dit qu’il fallait attendre que la peine devienne dérisoire

Tu sais que j'ai du mal,
Encore à parler de toi,
Il parait que c'est normal

Tu sais j'ai la voix qui se serre,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j'ai le c½ur qui se perd,
Je crois qu'il te pense un peu trop.

C'est dur de combattre l'absence,
Et personne ne peut comprendre,

J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps,
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu'un instant.
Et tu sais j'espère au moins,
Que tu m'entends . . .
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# Posté le dimanche 07 juin 2009 05:32

Ce qui vivent sont ceux qui luttent

Ce qui vivent sont ceux qui luttent

# Posté le dimanche 24 mai 2009 06:06

Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre.

Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre.
Quoi ? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos c½urs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon c½ur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le c½ur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre c½ur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens un c½ur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.



# Posté le jeudi 14 mai 2009 10:04